Tu repousses, tu abandonnes à mi-chemin, tu te sens bloqué alors que tout semble objectivement possible. Ce n'est pas un manque de volonté. C'est un système. Et les systèmes se comprennent.
On croit que l'auto-sabotage, c'est un manque de discipline ou de motivation. Alors on essaie d'en faire plus, de se lever plus tôt, de faire des listes. Et ça ne change rien. Parce que l'auto-sabotage n'est pas un problème de surface — c'est un mécanisme de protection.
Une partie de toi a appris, à un moment, que certaines situations sont dangereuses : réussir, être vu, s'exposer, dépendre de quelqu'un. Cette partie agit donc pour te maintenir dans ce qui est familier — même si ce familier te coûte cher. Ce n'est pas irrationnel. C'est une logique de survie appliquée à un contexte qui n'est plus le bon.
L'auto-sabotage est une tentative de se protéger d'un danger qui n'existe peut-être plus.
Tu te retrouves régulièrement à t'arrêter juste avant d'atteindre quelque chose d'important. Pas toujours sous la même forme, mais avec la même conclusion. Ce « juste avant » est une donnée précieuse : il indique que ce n'est pas la difficulté qui te freine, c'est la proximité du succès.
Rien de tout ça ne se règle en un article. Mais ça commence toujours par une prise de conscience — et les prises de conscience, c'est exactement ce sur quoi j'ai travaillé dans « Cesser de te fuir ».
Le livre pour comprendre les mécanismes de l'auto-sabotage et reprendre les commandes, étape par étape.